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1891-1912, le tramway dans le Saint-Affricain

Publication le Vendredi 13/01/2017

Alors que le projet de chemin de fer reliant Saint-Affrique à Albi bat son plein, plusieurs projets de tramways émmergent dans le Saint-Affricain.

Mise à jour le 12/10/2020

En 1874, le premier train arrive en gare de Saint-Affrique. La ville est désormais reliée à la ligne Béziers – Neussargues via Tournemire. L’objectif était, à termes, de prolonger cette voie jusqu’à Albi. Cependant, le tracé envisagé laisse à l’écart tout le Sud-Ouest du Saint-Affricain.

 

Lors de la séance du 7 juin 1891 du conseil municipal, la municipalité de Maurice Fournol soumet le projet de construire une ligne ferrée à voie étroite entre Saint-Affrique et Camarès. C’est à dire un tramway avec une station à Querbes pour desservir les cantons de Belmont et de Saint-Sernin. Il serait construit en bordure de la route nationale 19 (actuelle départementale 999).

 

Lors de la séance du 9 août 1891, le Maire annonce qu'il a communiqué le procès verbal de la séance du 7 juin 1891 concernant le projet de chemin de fer à voie étroite à toutes les municipalités intéressées pour qu'elles se joignent à eux. Presque toutes répondent favorablement. Les réponses ont été ajoutées au dossier pour le conseil général en vue d'obtenir son avis favorable à la réalisation du projet. Il ne verra pas le jour, mais d’autres vont suivre.

 

En mai 1903, le Conseil Municipal donne son avis favorable au vœu du Conseil Général d'établir un "tramway à traction mécanique sur la route" de la nouvelle gare de Luc-la-Primaube jusqu’à Saint-Affrique pour les voyageurs et marchandises. Il desservirait entre autres Broquiès, Saint-Izaire, Calmels-et-le-Viala, Vabres-l'Abbaye.

 

En août 1907, le Conseil donne un avis défavorable au conseil général à propos de l'établissement d'un "réseau de chemin de fer économique départemental".  L'arrondissement de Saint-Affrique aurait été concerné par les lignes de Saint-Affrique à Camarès et de Tournemire à Roquefort.

 

En août 1908, l'avant projet d'établissement d'un "tramway à vapeur sur route" entre Saint-Affrique et Camarès avec embranchement sur Gissac est déposé à la Mairie de Saint-Affrique pour enquête.

 

En février 1909, le Conseil donne son avis favorable à la demande de concession formulée par Caillé, Audouard et Mizermont. Ils souhaitaient créer une ligne de distribution d'énergie électrique pour la force motrice en vue d'établir d'un tramway électrique entre Camarès et Saint-Affrique avec embranchement sur Gissac. Une enquête est ouverte et un avis favorable est émis à la demande de concession.

 

Mais, en 1912 un réseau d’autobus publics dans l’arrondissement est mis en place, mettant fin à tout autre projet.

 

Cela n’empêchera pas Étienne Fournol de défendre l’importance des transports pour le développement d’une région, notamment des chemins de fer et plus particulièrement des chemins de fer électriques. Il l’écrit dans son livre « Pages rouergates » paru en 1913.

 

 

Sources :

- Archives municipales : Délibérations du Conseil Municipal

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