La ville

> Découvrir Saint-Affrique > La ville

L'Hôtel de Ville

Publication le Mardi 03/10/2017

De la Maison consulaire médiévale à l'Hôtel de Ville actuel... 

En 1238, le comte de Caylus, seigneur de saint-Affrique, se rebelle contre Raimond VII, comte de Toulouse et Rouergue, suzerain des seigneurs de Caylus. Le château de Caylus est alors démantelé. Le 28 mai 1238, Raimond VII accorde des franchises aux habitants de Saint-Affrique, c'est-à-dire une certaine liberté de gérer la ville par eux-même. Ainsi, une institution consulaire (attestée depuis au moins 1257) se met en place. Ces consuls peuvent élire des conseillers, recevoir leur serment, posséder un sceau communal, avoir une police, collecter des impôts et avoir une Maison consulaire (peut-être située au 9 de l'actuelle rue Jean-Jacques Rousseau).

 

La Maison consulaire est ensuite remplacée par une Maison de Ville ou Maison commune, située entre la place aux Herbes (actuelle place de l'Hôtel de Ville) et l'Hôtel de Ville actuel. En 1790, Saint-Affrique devient l'un des chefs-lieux de district du département de l'Aveyron, créé la même année. Le bâtiment est alors occupé par un tribunal et une maison d'arrêt, institutions prévues pour chaque chef-lieu de district dans une loi de 1791.

 

Au début du 19e s., le bâtiment commence à tomber en ruines. Le Conseil Municipal se pose alors la question de sa rénovation voire de son abandon. En 1819, le tribunal déménage, suivi de la prison qui s'installe dans un nouveau bâtiment qui lui est dédié en 1835. Lors de la Révolution de 1848, le bâtiment est finalement détruit afin que sa reconstruction donne du travail aux ouvriers qui en sont dépourvus. Il faut attendre 1861 pour que l'Hôtel de Ville que l'on connaît aujourd'hui soit construit. Cette date est encore visible sur la clef de l'arc de voûte situé devant l'escalier.

 

Le bâtiment s'ouvre sur un hall et un escalier monumental. En 1889, la statue féminine de la fontaine de la place aux Herbes (actuelle place de l'Hôtel de Ville) est installée dans l'escalier en guise de décoration avant que la fontaine ne soit reconstituée et érigée sur la place de la Liberté en août 2000. Le hall d'entrée accueille quant à lui le buste en bronze d'Émile Borel, réalisé par Marie-Pierre Querolles en 1967 et installé à l'origine dans le Jardin Public.

 

Au premier étage, la salle d'honneur est ornée de neuf panneaux installés sur tout le pourtour de la pièce. Dans l'ordre hiérarchique on trouve :

  • un espace réservé à l'origine pour un portrait en pied de Napoléon III, depuis remplacé par une glace décorative ;
  • les armes de Paris, puis de Rodez ;
  • les armes et des vues de Saint-Affrique et de cinq autres chefs-lieux de cantons de l'arrondissement de Saint-Affrique (Belmont-sur-Rance, Camarès, Cornus, Saint-Rome-de-Tarn et Saint-Sernin-sur-Rance) ainsi que de Vabres-l'Abbaye.

À noter que pour Saint-Rome-de-Tarn, ce n'est pas une vue générale du village qui est choisie mais la statue de Denis Affre, archevêque de Paris originaire de ce village et mort sur les barricades en 1848.

 

Depuis 2015, plusieurs services municipaux ont quitté l'Hôtel-de-Ville pour s'installer sur le site de la Seml Saca (ancienne école EDF).

 

Sources :

- Carel, Jean. Notes documentaires pour la connaissances de Saint-Affrique. Compte d'auteur. 2001. 113 p.

- Carel, Jean. Saint-Affrique en images. Compte d'auteur. 2004.95 p.

- Carel, Jean. Saint-Affrique et sa région. Compte d'auteur. 1998. 28 p.

- Collectif. Regards croisés sur Saint-Affrique. Imprimerie du Progrès. 2007. 373 p. 

- De Framond, Martin. Sceaux Rouergats du Moyen-Âge. Éditions Fraçaise d'Arts Graphiques.1982. 422p.

- Le Pestipon, Alain. Dictionnaire des noms de rues, lieux dits et institutions de Saint-Affrique (travail préparatoire). Compte d'auteur. 1996.

- Marret, François (dir.). Saint-Affrique. Hier et aujourd'hui. Aurore Creation (Éd.).1993.197 p.

Galerie Photo