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Saint-Affrique et ses hôpitaux

Publication le Vendredi 29/09/2017

De la maladrerie médiévale à l'hôpital Émile Borel...

Mise à jour : 14/10/2020

Pendant le Moyen-Âge, Saint-Affrique est doté d'une maladrerie pour l'accueil des lépreux. Attestée au moins depuis 1178, elle était située à l'extérieur de la ville.

À partir de 1298, on trouve également l'hôpital Saint-Jacques. Situé à l'emplacement de l'actuel collège Jeanne d'Arc, à l'extérieur des murs de la ville, il était destiné aux pauvres.

En 1329, la maison Plazane-Roumino, du nom de sa fondatrice, accueille un hôpital de sept lits. Il était situé dans le haut de l'actuelle rue des Tendes.

Ces différents établissements hospitaliers étaient tenus par des religieux.

Pendant les guerres de Religion, l'hôpital Saint-Jacques subit violences et destructions avant qu'une plus grande égalité entre Catholiques et Protestants ne calme les tensions.

En 1730, l'intendant de la Généralité de Montauban, et Mgr Le Filleul de la Chapelle, évêque de Vabres, entreprennent la construction d'un nouvel hôpital qui regrouperait les deux hôpitaux déjà existants. En 1752, ils obtiennent que celui-ci soit érigé en hôpital royal afin d'obtenir des fonds provenant de l'ensemble des communes de l'arrondissement de Saint-Affrique. Le projet d'origine le prévoyait dans le style de nombreux Hôtels-Dieu de cette époque. Cependant, la coupole centrale se serait écroulée lors de sa construction et les deux ailes prévues à l'origine ne furent jamais construites. Les travaux durèrent de 1756 à 1768. Le bâtiment principal est toujours visible aujourd'hui, il s'agit de l'actuel collège Foch. Le personnel soignant était composé par les sœurs de la Charité de la communauté de Nevers. Le bâtiment était entouré de jardins et d'un cimetière dont l'emplacement correspond aux actuelles places Foch et Leclerc (nommée « Place de l'Ancien Hôpital » entre 1934 et 1948) ainsi qu'au Jardin Public.

En 1819, un projet de rénovation de la Maison commune voit le jour notamment en raison de l'exiguïté du lieu et de la contiguïté entre le tribunal et la prison. Le tribunal s'installe alors dans l'hôpital. En 1828, les sœurs de la Charité de la communauté de Nevers demandent à récupérer la partie du bâtiment occupé par le tribunal afin d'agrandir l'hôpital, trop petit.

Pendant la Première guerre Mondiale, trois hôpitaux annexes ouvrent : l'hôpital auxiliaire n°22 à la maison du peuple de Saint-Affrique (actuels Petit Carré d'Art et Le Familial) et deux annexes dans les actuels collège Jeanne d'Arc  et Domaine du Vern. Ils sont destinés à accueillir des soldats en convalescence.

Au début du 20e s. la nécessité d'un hôpital plus moderne et plus vaste se fait sentir. Mis en service en 1933, ce nouvel établissement qui remplace désormais l'ancien hôpital est l'actuel hôpital Émile Borel. Les sœurs de la Charité de la communauté de Nevers en assurent le fonctionnement jusqu'en 1969. Elles sont alors peu à peu remplacées par du personnel civil. L'hôpital continue régulièrement d'être modernisé et agrandi depuis 1980.

 

Sources :

- Archives municipales : collège Foch, hôpital

- Boulard, Sylvie et al.. Saint-Affrique, un hôpital militant. Imprimerie du Progrès. 2008. 152 p.

- Carel, Jean. Notes documentaires pour la connaissances de Saint-Affrique. Compte d'auteur. 2001. 113 p.

- Carel, Jean. Saint-Affrique en images. Compte d'auteur. 2004.95 p.

- Collectif. Regards croisés sur Saint-Affrique. Imprimerie du Progrès. 2007. 373 p.

- Le Pestipon, Alain. Dictionnaire des noms de rues, lieux dits et institutions de Saint-Affrique (travail préparatoire). Compte d'auteur. 1996.

- Marret, François (dir.). Saint-Affrique. Hier et aujourd'hui. Aurore Creation (Éd.).1993.197 p.

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