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La place Foch

Publication le Vendredi 13/01/2017

La place Foch a autrefois accueilli le bureau d'octroi avant de devenir le foirail aux oies et aux bœufs puis le lieu où l'on retrouve forains et attractions chaque année aux mois de mai et juin à l'occasion de la foire du 4 mai et des fêtes de la ville.

La place Foch apparaît pour la première fois sur le plan de 1628 sous le nom de « Bastion de l'Aigle ». Elle est ensuite renommée « place d'Armes » puis enfin « place Foch » en hommage au célèbre maréchal de la Première Guerre mondiale.

 

Vers 1760, la « Grand Route de l'Albigeois dans les Cévennes » est créé. Celle-ci permettait de traverser Saint-Affrique dans son axe Sud-Ouest/Nord-Est en passant par le cœur de ville. Elle passe sur les actuels boulevard de Verdun, place Foch, pont Neuf (inexistant à l'époque), boulevard Charles de Gaulle, place de la Liberté, boulevard de la République (jusqu'à son embranchement avec le boulevard Victor Hugo), rue du Lion d'Or, place Paul Painlevé et enfin avenue Hippolyte Barascud.

 

En 1768, l’hôpital de Saint-Affrique est construit à l'extérieure des anciennes limites de la ville pour des raisons d'hygiène : il s'agit de l'actuel collège Foch. Sur le plan de 1789, la place est représentée comme une zone plate située entre l'hôpital et la Sorgues. Sans quai avec peut-être un puits et une fontaine en son centre, elle correspond à l'époque au jardin de l'hôpital dont une partie devient l'actuel Jardin Public. Il faut attendre le début du 19e siècle pour que la place prenne sa forme actuelle avec un quai construit en même temps que le pont Neuf, en 1810.

 

En 1848, l'actuelle place Foch prend le nom de « place d'Armes ». Celle-ci accueille, jusqu'en 1889, le bureau d'octroi. On s’y acquittait d'une taxe à la municipalité pour pouvoir importer les marchandises les plus importantes et les plus rentables sur le territoire de la ville, telles que le vin, l'huile, le sucre, le café, etc. Entre 1875 et 1891, ce bureau est remplacé par la bascule publique, qui permettait de peser es marchandises transportées, autrefois située sur l'actuelle place de la Liberté. Celle-ci est alors située à l'entrée de la place (côté Ouest) avant d'être déplacée côté Est avec la construction du  monument aux morts  en 1923. Elle est supprimée en 1995 et le service est transféré à Vabres-l'Abbaye à partir de 1996.

 

On y trouvait également la croix monumentale, transférée après 1935 devant l'église de Saint-Affrique.

 

Enfin, la place accueille également le foirail aux oies et aux bœufs à l'instar de la place de l'Hôtel de ville et son marché aux légumes, de la place François Fabié et son marché aux cochons, du boulevard Victor Hugo et son marché aux pommes de terre, gibier, volailles, œufs et beurre, de la place Paul Painlevé et sa foire aux brebis, de la rue Lamartine   et sa foire aux chevaux ou encore du boulevard Charles de Gaulle à la place de la Liberté et son marché plus généraliste. Le foirail aux bœufs et aux oies est agrandi à partir de 1930, lors de l’aménagement des derniers jardins de l'hôpital, transformés alors en l'actuelle place Leclerc.

 

Rebaptisée « place Foch », elle n'accueille plus de foirail depuis près de 70 ans mais elle et la place Leclerc reçoivent chaque année marchands, forains et attractions pendant la belle saison.

 

 

Sources :

- Archives municipales : voirie urbaine, foires et marchés

- Carel, Jean. Notes documentaires pour la connaissances de Saint-Affrique. Compte d'auteur. 2001. 113 p.

- Collectif. Regards croisés sur Saint-Affrique. Imprimerie du Progrès. 2007. 373 p.

- Le Pestipon, Alain. Dictionnaire des noms de rues, lieux dits et institutions de Saint-Affrique (travail préparatoire). Compte d'auteur. 1996.

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